samedi 30 mars 2013

Rencontre


Pour une rencontre c'était vraiment agréable, un petit café où il avait monopolisé la parole pour une fois je ne me sentais pas obligé de trouver des sujets de discussions, ensuite chez lui il a préparé à dîner, en bon invité j'avais ramené une bouteille de vin sauf qu'il n'avait ni tir bouchon ni verre à pied, du coup on a improvisé.
Le dîner était délicieux et simple, le vin commençait à me  bousiller la cervelle, je me sentais comme vaciller, j'avais une sensation bizarre.
Il était presque minuit, il s'est changé, s'est brossé les dents et a démarré son PC alors j'ai fais de même et je me suis installé au lit.
Quelques minutes plus tard il a finit par me rejoindre, il a éteint les lumières et a laissé une veilleuse à l'autre bout la chambre.
Là j'ai fais face au mur. Il gigota sur place sans s'approcher de mois, quelques minutes plus tard il interrompu le silence
-Tu dors ?
Et là je me suis dis "non mais putain on est pas un couple de 70 ans" et j'ai laissé échappé un
-mmmmm
Il laissa passer encore quelques minutes et me demanda
-Est ce que tu es une personne timide parce que là tu t'es retourné vers le mur
-Non, non je ne suis pas timide, c'est comme ça que je dors face au mur.
J'avais envie de développer encore plus mes pensées mais j'ai gardé le silence, lui aussi d'ailleurs, il n'arrêter pas de gigoter ce qui devenait agaçant j'allais me retourner  quand il me demanda
-T'es pas intéressé ?
-Bah sincèrement non, je ne suis pas intéressé je te l'avais déjà dis avant de venir laissons les choses se produire d'elle même n'essayons pas de forcer quoi que ce soit et là je ressens rien. Maintenant si ça te dérange je peux déguerpir sinon j'aimerais bien dormir en paix
-Bon tu peux dormir bonne nuit
-Bonne nuit et merci pour ta compréhension
Evidemment ce soir là je n'ai pas dormis paisiblement, je me suis réveillé tôt le matin, et avant de sortir je l'ai réveillé  en disant "Ecoute, je dois me sauver j'ai des courses à faire, ce fut un plaisir merci à tout et à la prochaine j'espère".

mercredi 9 janvier 2013

Je....Adieu


Woody Allen a dit « I need a dramatic change in my life » mais quand notre vie est un drame, ce qu'on espère c'est un changement joyeux, même un simple moment de répit sera apprécié.
Moi je n’ai eu ni l’un ni l’autre, ce fut un drame depuis le premier jour, et ça ne s’est jamais arrangé.
Jour après jour ça empirait et ça ne faisait qu’augmenter ma colère, ma rage envers tout le monde, ça m’a totalement consumé, plus personne ne me reconnait, même moi je ne sais plus qui suis je, quels sont mes désires, mes ambitions ?
Alors aujourd’hui je mets fin à tout ça.

A ma mère,
Non tu n’as pas été une mauvaise mère, je ne vais rien te reprocher, on a tous nos moments de faiblesse et il faut l’avouer depuis quelques années on est plus les mêmes, je te cache des choses, tu me caches des choses, on s’est éloigné l’un de l’autre. Ce qui n'était pas si néfaste que ça, en étant plus dans tes jupons j'ai découvert un autre moi, différent de l'image que tu reflétais de moi même, je ne suis plus ta petite pâte à modeler et c'est peut être ce qui t'as agacé.
Je serais toujours reconnaissant, pour tout ce que tu m’as appris, tout ce que tu as fait pour moi.
Maman ne me pleures pas, j'ai bien réfléchis à ma décision, et oui tu me manqueras.

A mon père
Tu ne m’aimes point et je ne te hais point.

A  toi…
Ah toi j'aurais tant de chose à te dire, mais tu me connais très bien peut être plus que moi, alors laisse moi juste expliquer ma décision, déjà ne m'en veux pas d’être parti sans rien te dire, mais ce sont tes mots qui m’ont permis de faire le grand saut, rappelle toi tu m’as toujours répété  « Tu n’appartiens pas à cette terre », et voilà ce changement j’en ai vraiment besoin, pars à la recherche du paradis dont tu m’as toujours parlé, j’espère qu’un jour tu m’y rejoindrais.


                                                                                                                                                         Un fils
Une progéniture
                                                                                                                                             Un amant









lundi 24 décembre 2012

Etrange sensation

Depuis qu’on s’est quitté 
Un vide inexpliqué
Qu’aucun n’a pu combler
Dans mon cœur s’est installé 
Depuis qu’on s’est quitté
Dans un gouffre de tristesse je suis tombé 
Souvent la nuit je me demandais 
Si entre mes bras tu étais
A quel jeu on se livrerait ?
Depuis qu’on s’est quitté
Les draps sont restés inchangés
Chaque jour ton odeur je sentirais
De ton parfum je m’enivrerais
Et l’extase j’attendrais
Depuis qu’on s’est quitté
Les mots se sont échappés
Ma glotte s’est figée

dimanche 15 juillet 2012

Changement


On été assis dans ce salon de thé qu’on fréquenté souvent,  chacun buvait son café en échangeant les détails inintéressants de nos vies insipide dénues de toute nouveauté, mais en bon ami on est mutuellement obligé de s’écouter, faire quelques commentaires ici et là, un peu d’humour pour  banaliser certain faits et voilà une conversation qui ne mène a rien est enclenché.
Alors forcement après on ne trouve rien à dire, alors on regarde les passants et entre « Ah regarde celui là….. » , « Tiens je me ferais bien ça…. On  fait un truc à trois », on rigole, on ricane… puis un silence s’installe une autre fois…
-Ah regarde ce mec là…..
-Franchement t’en a pas un peu marre de ce petit jeu… mais j’en ai rien à faire moi de ce mec et déjà il est hétéro pourquoi veux tu que je le regarde
-Pour le plaisir des yeux…
-Mes yeux sont fatigués de regarder  à gauche et à droite tu sais et puis c’est trop enfantin…. On dirait des personnages de Glee
-Pour commencer, moi je l’aime bien Glee, puis autre chose à proposer monsieur
-Euuuh …. C’est que…. Euuum
-Voilà, rien d’intéressant à dire, rabat joie !! T’as plombé l’ambiance
-Ambiance ?! Attends va falloir que je la cherche sous la table, mais on se fout de la gueule de qui je meurs d’ennui et tu me parle d’ambiance ?
-Mais on est bien comme ça, toi, moi un brise d’air frais et les passants, tu veux quoi d’autres ?
-Je veux vire !! VIVRE c’est simple tout de même !! Ce qu’on fait là c’est du contre productif on est deux jeunes gens à fleur d’âge assis dans un salon de thé entrain de regarder les passants …. C’est c’est c’est ……
-C’est quoi ?
-C’est grotesque ! C’est du gâchis, j’en ai plus que ras le bol je veux changer tout ça, je veux changer de vie …
-Ah bon, pourtant, tu te portes comme un charme depuis quelque temps, t’as cessé d’être agaçant, tu te prends plus pour le nombril du monde, t’es de plus en plus gentil, tu profite bien de ta vie …. Je ne vois vraiment pas du gâchis
-Justement !! Je veux agacer les gens, je n’ai pas envie d’être hypocrite les connards ont le droit de savoir qu’ils le sont….
-Mais arrêtes pourquoi tu te donne autant de peine…
-…. Et comme tu le sais très bien je ne me prends pas pour le nombril du monde je suis le monde … tu ne me comprends peut être pas mais ce n’est pas moi tout ça … où est le moi un peu fleur bleu, où est le moi qui n’accepte pas les concessions regarde ce que je suis devenu une boule de compromis un produit de la société, j’essaye d’être sympa avec X, sourire à Y alors que de l’intérieur je les méprise comme pas possible, regarde mon entourage,  qu’est ce que je partage avec eux, pas grand-chose, pour ne pas dire rien du tout, nous ne faisons rien de constructif ensemble… à part poiroter dans un minable salon de thé indépendamment du temps qu’il fait, nous n’avons jamais été à la plage ensemble, nous nous sommes jamais partis à l’aventure ensemble,  tout nos souvenirs se résument à des sandwich, des jus, des thés, des cafés pas plus… d’ailleurs je n’ai même pas ne serait ce qu’une photo avec l’un d’eux … même toi nous n’avons rien qui pourra immortaliser à jamais ces moments… et puis j’en ai marre de ces rencontres toutes aussi stériles que les relations entre gays….
Je veux… je veux, je veux un changement dramatique dans ma vie !! 


lundi 11 juin 2012

Ma Voix


Peut être que je n’ai plus rien à dire… pourtant je sens qu’au fond de moi je regorge encore de mots de phrases de sentiments à vous faire passer…. J’ai envie de crier ma colère ma haine… J’ai envie de me lamenter pleurer ma vie…. Ma vie triste qui a perdu tout gout tout sens…. Mais je ne les trouve plus… Je n’ai plus de mots… Peut être avais je épuisé mon capital ?.... Mais comment j’avais pourtant encore rien dis…. Ce fut un bref aperçu.
J’ai envie de vous parler de tous ceux que j’ai connu, tous ceux qui m’ont inspiré… mais à quoi ça servirait … j’ai quitté certains d’entre eux, d’autres m’ont quitté, d’autres sont encore là… mais seulement à but décoratif.
Tout va de travers je ne sais pas à quel moment j’ai chaviré du droit chemin mais tout ce que je sais c’est que je ne sais rien…. Je suis perdu dans un désert aride et aucun berger n’est passé depuis des mois maintenant.
Le vent chaud a asséché ma peau puis mes veines puis mon cœur, les grains de sables m’ont frappé de plein fouet et ce sont logés dans mes cellules les pétrifient et faisant de moi une statue de stable qui a cessé de mouvoir par peur de se décomposer et de se faire emporter dans les quatre coins du monde par ces rafales de vents sans merci….
Je siège dans ce désert, le jour et le nuit se succèdent, mais je ne bouge toujours pas, je ne parle même pas… j’ai envie de crier, pleurer mais je garde les quelques larmes qui me restent car je les veux des larmes des joies quand enfin une pluie diluvienne tombera et ce désert se transformera enfin en un jardin d’Eden alors les papillons  viendront enlever le sable qui m’entourent pour que ma voix puissent retentir.

dimanche 15 avril 2012

Léchouilles


Allongé sur ce vieux canapé, cachant son corps déjà dénudé par le sombré de sa petite chambre, tout en fixant des yeux la porte entrouverte laissant s'infiltrer la lumière du couloir.
Il guettait avec impatience son entrée fracassante, une entrée qui se voulait théâtrale, le bar était fermé depuis déjà une heure mais il n’était pas encore arrivé.
L’attente le plongea dans des réflexions profondes, il se rémora déjà leur première rencontre…
Rien de plus banal, un corps en manque d’exultation retrouvait un autre…
l’Eco de son cœur qui palpitait dominait le silence tyrannique, au point qu'il essaya de temps en temps de se couper le souffle pour arrêter ces battements qui l’empêche d'écouter les pas raisonnant depuis le hall du dortoir, le verre tomba de sa main et le whisky s'est écoulé sur sa jambe. Alors, perplexe et confus il lâcha le pendentif de son collier et s'est mis à lécher ses gouttelettes
Ces léchouilles rapides, et interrompu lui rappelé encore une autre fois leur première rencontre, la gêne qui s’est installé au début de leur rencontre,  le premier pas hésitant qu’il a du faire pour enfin le provoquer.
Hélas cette ambiance bonne enfant n’avait duré que quelques mois, leur rapprochement suscitait déjà la curiosité des étudiants à la fac, ils avaient même décidé de ne plus habiter la même chambre, et petit à petit les racontars  s’accumulaient au début rien de vraiment méchant on se posait juste la question de ce qui rapprochait ces deux mecs, pourtant fait pour se haïr.
Se haïr?...oui .après tout , chacun d'eux avait son style ,sa bande d'amis et ses intérêts; l'autre avait le look d'un intello avec ses cheveux lisses et dorés et ses lunettes de vue qui laissait à peine voir ses yeux bleus au couleur du débardeur de son uniforme cachant sa silhouette mince, sans oublier les gens cultivés qu'il fréquentaient pour parler de l'astrologie et des expériences scientifiques qu'il faisaient dans les clubs en écoutant des pièces de Mozart et Beethoven , alors que lui était le centre d'intérêt des filles avec son style de rockeur à travers les jackets et les bottes en cuir qu'il collectionnait ses cheveux noirs et frisés cachant un piercing au niveau du sourcil qu'il a fait lors d'une soirée passée dans un bar à jouer sur sa guitare électrique avec son groupe de musique. Cette soirée qui lui rappelait leur premier baiser, sa déclaration d'amour ou plutôt d'envie et  ces désirs acharnés.
Entendant un bruit devant la porte il s’immobilisa tête  entre, ses genoux, ses yeux noirs scintillaient, un sourire béat se dessinait sur ses lèvres laissant apparaitre ses dents blanches éclatantes, une décharge traversait tout son corps faisant palpiter son cœur puis elle  s’engouffrait dans la profondeur de son âme pour se métamorphoser en un soulèvement de sa verge.
Tel un fennec il dressa ses oreilles paraboliques et se concentra sur la petite voix, oui c’est bien la sienne, fredonnant leur chanson d’amour ‘’Electric Blue Eyes’’.
Une ombre s’approcha petit à petit, il devait réagir rapidement se dégager de cette position ridicule et se positionner de façon plus glamour, plus séductrice.
C'est là que un flash-back de leur première rencontre surgissait, c’était avec cette chanson qu'il termina sa performance dans le bar quand il s'est aperçu que pour la première fois on lui a volé la vedette un intello entouré par une meute de rockeurs et vieux routiers cherchant à apaiser leur pulsions les plus puériles, il interrompit repositionna son micro et   l’extirpa du regard rouge sang de ces bêtes féroces il  l’extirpa
Mais ses intentions n’étaient pas aussi louable qu’on pouvait le croire, derrière le bar il se jeta sur lui pour l’embrasser, calmant ainsi ce désir qui naquit dès le premier jour où ils avaient partagé la chambre…
La porte s’est ouverte brutalement et un corps gisait à l’entrée de la chambre, il lui manquait une chaussure, un pantalon déchiré une chemise blanche entaché par des taches rouges s’il ne fredonnait pas encore sa maudite chanson on aurait dit un cadavre.
Croyant que ce n’est qu’une mise en scène, il prenait un verre de whisky, ajouta quatre glaçons et se dirigea vers lui, s’agenouilla et murmura : « Allez, mon zombie boit ça, ça te soulagera… allez lèves toi, je regrette de t’avoir transmis mon talon d’acteur ».
Il le prenait ce corps entre ces bras, son cœur ne battait plus, il le serra  fort, la lumière du hall s’est éteinte, la voix a disparu…. Le rideau est tombé !

dimanche 8 avril 2012

Rêverie



Il ne passe pas un jour sans que je me remette en question, je me demande toujours si j’ai choisi la bonne voie, s’il y aura un futur à cette vie, mais ce futur comment serait-il ?
Je n’arrive pas à le voir, je n’arrive pas à le décrypter quelques années en amont j’avais toujours pensé que je me trouverais un job, épouserais une brunette grande de taille avec une belle chevelure se terminant à ras avec le tour de sa poitrine, je la séduirais par mon charme, ma  finesse l’intriguera et  quand je trouverais les mots d’amour je la demanderais en mariage d’une façon cérémoniale bien orchestré, éblouie, elle répondra oui.
A la mairie de la Marsa elle deviendra officiellement ma femme, tout le monde serait contenant, ma mère, sa mère, elle, moi…. Moi ? Non moi je ressentirais de la peur de l’angoisse et du dégout envers moi-même.
Moi je commencerais à me poser les mêmes questions que j’ai mis dans un grand placard, elles surgiront telles des bêtes féroces affamées sanguinaires, tel des lions sur une arène et moi un gladiateur désarmé, désemparé qui ne trouva aucune solution que de fuir.
Mais fuir où ?
Nul ne peut m’indiquer le droit chemin, nul ne peut m’aider, je suis seul et je resterais seul, je suis triste, je suis mélancolique, je suis un lâche, je suis faible, je suis pathétique.
J’ai renoncé à mon rêve, à ma brunette, je croyais avoir fait le bon choix mais voilà que le doute gagne du terrain, les échecs cumulés, les amourettes avortées, les faux pas succédés me rendent encore plus confus qu’avant et je ne sais plus quoi faire.
Si un jour j’ai renoncé à mon rêve aujourd’hui je renonce à rêver.

dimanche 11 mars 2012

Cinq Chapitres


Le premier,
Fut jadis adulé…
Des châteaux en Espagne il m’a fait visiter…
En son sérieux je croyais …
Mais par sa lâcheté je fus choqué ….
Quand sans dire un mot il me quittait ….
 L’oublier j’ai beaucoup essayé…
Et le jour où on l’a pratiqué…
Sur lui j’ai tiré un trait.

Le deuxième,
Est celui qui présente le plus de complications…
Mais je ne suis qu’une œuvre de sa collection…
Peut-être celle qui présente le plus de talent…
Puisque pour lui je fus une révélation…
Entre nous c’est inconditionnel et sans limitation…
Il est présent à tous les moments….
Le seul à supporter mon entêtement…
Envers lui je ressens comme un envoutement.

Le troisième,
C’est comme le covoiturage…
Tout est basé sur le partage…
Tu en fais bon usage…
Mais pas question d’accrochage…
Au début je croyais en un long voyage…
Mais ce n’était qu’un court métrage…
Avant moi il atteint le rivage…
Et j’ai du terminer seul à la nage.

Le quatrième,
Est celui qui jurait…
Que jamais il ne me toucherait….
Pourtant je l’attirais…
Certes je l’intéressais…
Certes ma compagnie il appréciait….
Mais de son Ex il me parlait…
Par son amitié intéressée ….
Mon oreille je lui prêtais.

Le cinquième,
Est tout simplement obsédé….
Le hasard nous a rassemblés…
Quatre mois pour se rencontrer…
Jusqu’à ce que le souffle lui soit coupé.

mardi 6 mars 2012

Reflet


Immobile dans son lit, il attendait depuis presque une demi-heure que le réveil sonne.
Ça ne lui arrive pas toujours d’être de bonne humeur au réveil, mais voilà qu’il attendait cette journée depuis quelques semaines.
La veille après le grand ménage chez lui, il décida de passer la nuit chez sa mère.
Il se faufila doucement à la cuisine lui prépara un petit déjeuneur impérial, soigna le décor des plates, et sorti rapidement cueillir une fleur du jardin, ouvrit la porte de sa chambre, la réveilla en douceur  l’embrassa sur le front.
Sa mère le regarda stupéfaite :
-Dis donc toi ! Toute cette affection et ce sentimentalisme dégoulinant, t’as pas fait de connerie j’espère ?!
-Mais non, mais non, un enfant ne peut pas faire preuve d’amour et de reconnaissance envers sa maman chérie ? Allez régales toi moi je dois partir j’ai beaucoup de choses à faire.
-Tu dors ici ce soir ?
Un sourire mesquin se dessina sur son visage et il répondit « Voyons ?! Ce soir…. »
Arrivé au supermarché il choisissait les articles avec un grand soin, achetait les fromages les plus raffinés et il avait beaucoup hésité à choisir entre un vin blanc ou un vin rouge, au final il acheta une bouteille de chaque.
Passage au fleuriste, où il a choisi par lui-même les fleurs et leur agencement au final en regardant son œuvre il s’est dit ‘’Oui c’est ce qu’il aime’’.
Retour à la maison pour l’étape la plus cruciale, préparer le diner, ça lui a demandé des mois de recherche et d’essai ou à chaque fois il améliorait sa recette pour un gout des plus exquis et pour assurer un véritable voyage des sens.
Ces préparatifs étaient émouvants pour lui, mais il essayait de retenir ses larmes pour ne pas gâcher cette journée qu’il voulait mémorable, en coupant l’oignon il laissait quelques larmes couler sur ses joues elles s’instillaient comme des diamants, chaudes comme des pierres volcaniques ce sont bien des larmes de joie…
Il essuya ses larmes chassait les mauvaises pensées, laissait un sourire se dessiner sur ses lèvres son cœur rempli de joie battait fort, à présent il sait qu’il ne sera plus jamais seul.
La décoration il la voulait sobre, une nappe blanche et des assiettes noires, des couverts en argent et deux chandeliers, cependant,  il ne pouvait se retenir d’ajouter des pétales de roses rouges « ça fera un peu cliché mais ce n’est pas grave »
Une petite douche pour se rafraichir, devant le miroir en train de se rhabiller il s’est dit « Je pense que je suis le premier homme à avoir fait ça…allez mon cœur il est temps pour passer à table, mais avant je vais mettre un peu de musique »
A table en face de lui un bel homme qui le fixait quelques secondes, prenait le temps de contempler ses lèvres roses et juteuses, ses dents blanches éclatantes, son long coup entouré d’une cravate noir satiné qui longeait  son torse pour s’arrêter à rat avec  sa ceinture.
Il prit la bouteille de vin, l’ouvrit en versa dans son verre et voyait en même temps le sien se remplir, et là Nina Simone commença à chanter ‘’You Don’t Know What Love is’’, alors il prit son verre se regardait encore une fois dans le miroir… « He’s the mirror reflection of me and I love myself,…oui Nina je ne sais pas ceque c’est que l’amour mais je le fête quand même. »



lundi 27 février 2012

Madame Poisse

Un vendredi soir, voulant assister  à une soirée déguisée spécial Madonna tous mes amis susceptibles d’assister à ce genre de soirée avaient des empêchements, le premier y aller avec des collègues du bureau et il n’en était même pas sure, le deuxième n’avait pas de bagnole, le troisième ne savait pas s’il y allait avec des amis ou en sa voiture le quatrième n’avait pas de sou et le dernier… il n’est pas fan de ce genre de soirée.
Un samedi matin, mal dormi, envie de pipi cependant à 8h30 déjà hors du lit et en plus j’étais en retard…quinze minute pour faire ma toilette, heureusement j’ai choisi mes vêtements la veille, mon nouveau Axe Instense pour sentir bon toute la journée, un parfum doux,  devant la porte je me dis « Ah merde j’ai oublié ma crème de visage »….
Enfin dans la rue, il fait beau, j’écoute de la bonne musique me  regardant dans le rétroviseur d’une voiture « Ralalala ce que je suis beau aujourd’hui ».
Arrivé au salon de thé  elle était déjà là Mlle G. un agréable début de journée comme d’habitude avec un bon petit déjeuneur et une excellente compagnie … deux heures plus tard c’est déjà fini je la raccompagne, 12h53 c’est encore tôt ’’Ze Rendez Vous’’ avec Mr 1m87  est à 15h, je décide alors de me dégourdir un peu les jambes.
Ah merde voilà le métro –court petit flocon de neige-….nous voilà à la station La République (Passage)  d’une voix indéchiffrable  le chauffeur nous annonce que c’est déjà le terminus.
Et là commence une longue décente aux enfers, pour commencer je tombe pile poil sur un contrôleur…. Non, non c’était un MOURAKEB (=Inspecteur) qui me demande mon SANAD (Ticket) –Je ne plagie personne mais c’est marrant sa façon de dire SANAD-… Bé évidement le petit flocon de neige n’en avait pas alors j’ai eu droit à un PV qui coute 25D –Normalement un avocat devrait m’apportait ça … Youpi- bref, j’ai continué mon chemin en essayant de trouver comment la société TransTu pourrait bien utiliser mes 25 D pour améliorer ses services.
13h30 reste encore une 1h30 avant ‘’Ze Rendez-Vous’’, bon je vais me reposer chez un ami, me rafraichir un peu et peut être bien enlevé cette veste, sauf qu’en arrivant chez lui je me suis rendu compte que je n’avais pas les clés de la maison…. Du coup j’ai décidé de faire un petit tour au centre-ville.
Evidement j’ai commencé par le Palmarium avec les têtes de cons qui sont juste devant, un petit tour dans le manège (les escaliers roulants), puis j’ai décidé d’aller essayer ceux de Central Park et enfin Claridge.
A l’avenue y avait de l’agitation plusieurs ‘’Baga’’ et des cercles de discussion, en bon citoyen concerné par la situation dans le pays je me suis approché pour voir ce qui se passe et j’ai entendu ça ‘’Je les connais vos cheikhs j’étais avec eux en prison ils vous lavent vos cervelles…’’ mais aussi ‘’Il a été pendant 18 ans en prison … ‘’ une odeur de ‘’KTANIA’’ ah j’ai faim où est le mec et de toute façon je me contre fous de la politique, en cherchant la bouffe je me suis retrouvé devant le Ministère de l’Intérieur…. KTANIA du Emilie Simon dans mes oreillettes et des gens qui crient le fameux ‘’Digage’’… Jolie folklore… tiens voilà les BOP, et comme par miracle tout le monde s’est mis à courir, moi aussi j’ai décidé de m’éloigner mais à petit pas après tout ça sert à rien de courir… près de la ‘’MONGUELA’’ (Place 14 Janvier) dégustant mes KTANIA saveur Lacymo  des touristes qui prenaient des photos –tiens ces événements vont relancer le tourisme en Tunisie-…
Il était déjà 14h55 je l’ai appelé : « Oui Allo, écoute y a une manif et c’est un peu le bordel ici on se voit un peu plus loin »
Une voiture grise, j’ouvre la portière et je monte …. Bon les bisous habituels  et dans ma tête je me dis –au moins il n’est pas si différent de la cam-
-Bon on fait un petit tour de voiture et je te ramène chez toi
-(Ah bon il va faire le chauffeur, bon ce n’est pas grave F il fait un 1m87 soit patient) mais je croyais qu’on allait boire  un café
-Au fait je ne suis pas trop café
(Ah c’est nouveau et bien recherché comme excuse je l’utiliserais à l’avenir… n’empêche c’est un sale con putain de bordel de merde !!!!)
-Bah ce n’est pas grave l’essentiel est de discuter …
… Silence… que j’ai décidé de rompre après quelques kilomètres
-Ah si t’avais vu la manif, c’est l’UGTT qui l’organise
Sauf que je n’ai pas eu tellement d’éco et on a fini par parler du foot – oui voilà deux gays qui parlent foot-
On a tout de même décidé de rester en contact mais YADHNOUBI j’en doute fort.
Arrivé chez moi j’ai appelé un ami, un petit tour en ville je lui ai raconté  ma journée on en a bien rigolé, on s’est payé la tête de ‘’Chui pas trop café’’.
18h j’étais déjà à la maison…. Tiens je vais me connecter …. Mais le chargeur de mon PC ne voulait plus fonctionner…. Et ce fut ainsi la fin d’une série de catastrophe.
La nuit dans mon lit « Ce n’est pas grave F demain est un autre jour » sauf que…..





















vendredi 24 février 2012

Nécropole

Nous allons tous disparaitre, par un claquement de doigt notre existence sera finie, une clarté obscure viendra prendre notre âme, et une attente six pieds sous terre commencera, une attente qui pourra durer  quelques mois quelques années ou même  quelques siècles.
Entre temps sur terre, personne ne se souviendra de moi, personne ne visitera ma tombe, une tombe fissurée par les racines des plantes dénudée par le vent qui la frappe de plein fouet.
Mais peut être que l’ange de la mort aurait pitié de mon âme et me ramènerait  un compagnon, un compagnon de cellule qui chassera cette solitude qui aspire mon âme il me racontera toute sa vie : son enfance, sa jeunesse, il me parlera de sa femme tant aimée de ses enfants qu’il chéri tant.
Je vivrais grâce à lui je vivrais sa vie, j’aurais enfin tout ce que j’ai désiré tout ce dont j’ai rêvé : la joie, la tristesse et même l’angoisse.
Je prêterais oreille à ses enfants quand ils le visiteront pour demander conseil, parler de leur vie de leur accomplissement.
Dans ce coffre froid et obscur nous partagerons tout mais surtout la chaleur humaine pour que main dans la main nous traversons le tunnel vers la lumière.

Liens noués

Ça ne sera plus jamais comme ça l’a été, ce fut une certitude, ce changement je le sentais venir. Ces agissements, sa façon de parler, et surtout le fait que j’ai pu le garder pour si longtemps, à vrai dire, ce fut une première.
Au début, tout est allé si vite ni lui ni moi n’avons pris conscience qu’on a brulé toutes les étapes.
 Mais voilà un an déjà je ne supportais plus son lunatisme, je n’arrivais plus à me moduler selon son humeur, essayer d’être gai quand il l’est savoir me la boucler et rester dans mon coin quand il se sent pas bien devenait de plus en plus exaspérant, de plus je n’acceptais plus de passer des heures à taper sur mon clavier alors qu’il faisait exactement la même chose en face de moi, à quoi bon être là, si on ne communique même pas.
D’autre part je dois admettre que moi aussi j’y suis pour quelque chose, déjà, ces derniers temps on était très asynchrone et puis mes remarques sarcastiques n’arrêtaient pas d’augmenter de fréquence devenant de plus en plus agaçante. Pour le commun des mortels ce ne sont que des gamineries mais avec deux têtes de mules comme nous ça ne pouvait que partir dans tous les sens.
Et ce fut un jour de Noel, la veille le père noël ne nous avait pas gâté et d’ailleurs aucun de nous deux n’a gâté l’autre. Au réveil tout semblait aller bien il avait préparé le petit déjeuneur, on s’est installé, il feuilletait son journal alors je me contentais de tartiner et boire mon café en silence. Comme d’habitude chacun s’est penché sur son PC et ne nous avons plus discuté pendant toute la journée.
Il interrompit le silence :
-Écoutes, tu vas m’aider pour….
-Non, non je vais t’aider pour rien je suis occupé là
Et bizarrement ma phrase dérangeait « C’est toujours comme ça avec toi, t’essaye toujours de me casser, même pour un petit service tu n’es pas près à sacrifier un peu de ton  temps si précieux et au fait qu’est ce que t’es en train de foutre là ?»
Au début je l’avais totalement ignoré jugeant que toute intervention ne ferait qu’empirer les choses, mais voilà que quelques minutes plus tard je prenais conscience de mon erreur et je me décidais à l’aider.
Orgueilleux comme il l’est, il rejeta mon intention, ce refus inexplicable à mon sens me mettait dans tous mes états et je commençais comme toujours à sortir les vieux dossiers.
Peu à peu ça a dégénéré pris par ma colère incontrôlable je ramassais mes affaires à la halte alors qu’il n’arrêtait pas de balbutier, tout ce que j’ai pu retenir que ce fut ma faute qu’il était plus que fatigué de recoller les morceaux. Devant tant d’accusation je ne pu me taire je le regardais dans les yeux et lui lançais avec mon regard le plus méprisant et mon sourire le plus sarcastique : «Tu ne crois pas seulement  ton délire, pire encore, tu le vis ».
Et ce fut le mot de la fin dans un geste brusque il brondit du lit  courut vers moi me prenant par le bras, il me trainait jusqu’à la porte l’ouvrit me jeta dehors et par un coup de tonnerre  ferma la porte de la maison…

Acte

Avant de lire ces quelques lignes je vous invite à faire un petit exercice.
Faites le vide dans votre tête et essayer d’imaginer une petite chambre choisissez le décor qui vous convient, dans cette chambre y a deux hommes n’essayez pas de les faire paraitre comme s’ils étaient des tops modèles essayez de visualiser deux hommes lambda deux êtres humains typiques.
Le premier sur le lit en train de bouquiner l’autre assis sur le bureau.
(Silence)
- Verlaine tu ne veux pas venir rejoindre ton Rombo ?
-Non chéri c’est Rimbaud et non Verlaine est trop occupé, donne moi deux minutes
- Le second degré ça te connait ?
-No surtout quand je bosse
(Silence)
-Mais tu te prends vraiment pour Verlaine ?
-Peut être que je n’ai pas son talent mais je fais ce que je peux
- (Rire) sérieux et c’est quoi l’histoire cette fois ci, ah non attends laisse moi deviner … ah oui un mec hypersensible qui tombe sous le charme d’une brute… plutôt un mec qui embrasse un autre mais zut ce n’est qu’un rêve… j’ai oublié tu veux changer de style tu parleras du supplice que vie un mouton gay cette fois ci
-(Rire nerveux) oui c’est une excellente idée mais puisque je change de style je devrais parler d’une chèvre lesbienne
(Il brondit du lit)
-Tu te fous de ma gueule c’est ça ?
(Toujours en train d’écrire)
-Pas du tout chéri, du calme il ne me reste que deux minutes et je serais à toi et d’ailleurs là j’écris quelque chose d’intéressant
-Une autre de tes histoires à l’eau de rose et ça ne te ressemble même pas regarde à quel point tu es froid je brule de désir envers toi alors que t’es là en train de griffonner comme si je n’existais pas… et puis pourquoi tu parle jamais de moi pourquoi tu me cache ?
-Pas du tout, tendre cœur, je te cache pas mais tu n’aime pas ce que j’écris alors pourquoi t’inclure et d’ailleurs je ne sais pas ce que je vais écrire, je n’arrive même pas à définir la nature de notre relation sommes nous en couple, cé..
(Il l’interrompt)
-Je me suis déjà exprimé sur ce sujet, le couple c’est un truc de tapette !!!
-Soit, mais je tiens à signaler qu’aux dernières nouvelles on est des tapettes… et si on dépasse la nature de notre relation je ne sais pas ce que tu ressens envers moi comment tu me perçois comment tu me présente à tes amis, à  ta famille, d’ailleurs tes mots doux sont ils sincères ou est ce juste le fruit du plaisir de chair que je te procure ?
(Il l’arrache à sa chaise le prends dans ses bras et murmure)
- Dis-toi que je ne peux imaginer ma vie sans toi mais…
(Après avoir fait l’amour)
-Bon maintenant tu peux terminer ton machin
-Demain chéri, il manque juste une phrase c’était ‘’ Dis-toi que je ne peux imaginer ma vie sans toi mais ‘’, n’est ce pas ?

La Lettre

Ce fut enfin le jour J , elle s’est réveillé dés l’aube, impatiente elle n’arrêtait pas de sillonner la maison.
Des fois elle s’asseyait sur une chaise et sombrait dans la tristesse elle a même pleurait, mais elle se rappelait ses mots ‘’Je ne veux pas que tu pleures sois juste patiente’’.
La porte a sonné elle couru pour l’ouvrir, un facteur lui a apporté un paquet elle l’ouvrit rapidement et à l’intérieur elle trouvait une robe et un enveloppe.
Elle laissait de coté la robe et pris l’enveloppe et d’un geste rapide mais en préservant l’enveloppe elle l’ouvrit, sorti la lettre : « Avant tout je veux que tu porte cette robe, que tu te fasse belle et surtout mets le parfum que je t’ai offert »
Un sourire s’est dessiné sur ses lèvres elle murmura « Fidèle à toi-même ».
Déjà fini de se préparer elle commença à lire la lettre
« Ma chère, mon amour, mon ange, prunelle de mes yeux
Si t’es en train de lire ces lignes c’est que je ne suis plus à tes cotés pour te prendre dans mes bras t’embrasser et te souhaiter un joyeux anniversaire.
Néanmoins cette année t’auras le droit à deux cadeaux pour commencer la robe que tu porte et puis cette lettre.
Tu le savais dés le début tu l’as toujours senti on se connait depuis mon jeune âge à ce moment là t’avais déjà remarqué que j’étais différent que j’aimais m’isoler m’éloigner des autres être avec toi me suffisait je ne pourrais décrire ce que je ressentais quand tu passais tout ce temps avec moi.
Quand les autres m’avait tourné le dos t’étais là tu m’as appris à dépasser ça à voir le bon coté des choses tu m’as appris à évoluer à aller de l’avant.
Tu écoutais attentivement mes problèmes et tu trouvais toujours des solutions sauf un.
Je n’ai jamais osé t’en parler j’avais peur que tout cet amour disparaisse j’avais peur de te perdre à jamais ou pire te faire du mal, tu le sentais mais tu ne voulais pas en parler.
Peut être que tu ne voulais pas l’accepter ?
Ça m’a torturé obsédé épuisé anéanti, et peut être que c’est lui qui a fini par me hotter la vie, une vie que tu m’as donné et que je ne méritais pas je t’ai trahi je t’ai menti et je suis devenu prisonnier de ce péché enchainer par cette honte par cette peur de t’affronter.
Je n’ai jamais pu t’être reconnaissant t’offrir la seule chose que tu m’avais demandé un petit fils par ce que mère j’ai aimé les hommes. »
En larme, elle a pris les clés de sa voiture et fonça vers le cimetière, arrivée devant sa tombe elle s’écroula sur ses genoux et cria : « Je t’aime fils ! Sois libre fils ! Sois libre ! ».

Eau De Rose

Pour son âge H a bien réussi sa vie, il a un bon boulot une voiture des amis qu’il voit très souvent, il sort souvent en boite pour se défouler draguer et si ça l’intéresse baiser.
Son coté eau de rose se résume à son parfum qu’il n’a pas changé depuis des années.
H est ce que l’on pourrait appeler un adepte des relations sexuelles stériles non reproductibles avec de parfaits inconnus.
Chaque jeudi il commence sa quête il a un compte  dans tous les sites de rencontres pour maximiser ses chances il n’a jamais froid aux yeux pour poser les questions fâcheuses pour lui c’est pratique la cervelle ne l’intéresse pas « Ce n’est pas la cervelle qu’on suce » disait il.
Ce Jeudi là il faisait un froid de canard de l’autre coté de l’écran le mec en question  (S.) insistait pour que H le rejoigne chez lui vu l’adresse il était retissent au début mais l’envie le poussa à accepter.
Un quart d’heure plus tard il était arrivé, S. l’attendait devant la porte un bel homme certes, mais il avait l’air de faire partie de la populace.
H se disait qu’il n’avait rien à perdre c’est une nouvelle expérience.
Ils se sont serrés la main et sont entrés dans la maison, dans le salon il y avait beaucoup de matériel informatiques. S. se contentait de dire
-C’est la maison d’un ami il me l’a prêté
-T’aurais pu passer chez moi, j’ai ma maison à moi… bref elle est où la chambre à coucher
-Faisons pas trop d’histoire, viens c’est par là.
H le suivi dans la chambre un grand lit il se déshabilla ne laissant que son slip et demanda à S. de faire pareil, ils commencèrent à s’embrasser mais S. était pressé, H ne voyait pas de mal il se disait c’est le coté pratique on va faire vite.
Et c’est là que le skype a sonné, S. s’est affolé dans un geste brusque il enleva son préservatif et se rhabilla à  la halte « Restes là et ne fais rien je reviens »
« Non mais il est trop con ce mec me laisser moi pour un appel sur skype » et là H s’est approché de la porte de la chambre et il est arrivé à entendre S. entrain de parler avec un autre homme d’après la voix la quarantaine et vu son élocution c’est un français il s’est dit que c’est peut être un mec qu’il baise pour de l’argent ou les papiers mais il finit par comprendre que l’homme en question était son boss donc S. ne lui a pas seulement menti mais il l’a amené sur son lit de travail.
H s’est habillé il attendait que la conversation se termine pour qu’il puisse partir étant donné qu’il ne pouvait pas sortir il a décidé de passage un signal à S. alors il allumait et éteignait la lumière de la chambre consécutivement à travers la webcam le Boss a vu la lumière et commença à poser des questions alors que S perplexe essaya d’expliquer à son boss qu’il s’agissait d’un simple problème d’électricité et pour lui assurer qu’il n’y avait personne il entra dans la chambre à coucher et chuchoter
-Mais je t’avais dis de ne rien toucher, tu vas me faire virer
-Ça t’apprendra à ne pas me mentir  et puis je veux rentrer grouille démerdes toi si non je vais sortir dire à ton bosse que t’es qu’une pédale et qu’on baisait sur son lit à toi de voir !
-Non non s’il te plait juste deux minutes
Mais deux minutes après S.  parlait encore avec son Bosse alors comme pour se venger H pris la bouteille de lubrifiant et en versa sur le lit et sur les coussins après il s’est masturbé et à laisser son sperme gicler sur tout le lit et pour finir pris un papier s’est essuyer et l’a jeté sur le garde-robe.
10 minutes plus tard S. était de retour il faisait signe à H de sortir vite en répétant
-Vite, vite il va rappeler une autre fois
-Attends y a mes baskets du con !!
Sur la table du salon il y avait une assiette pleine de mandarine en enfilant sa veste H en prenait une regarda S et lui lança « Mes salutation à ton Boss »

Gay Vote

C’est vrai il est gay peut être même ‘’trop gay’’.
Pour que tu puisses bien imaginer la chose on pourrait le définir comme une grosse pédale suceuse de queues.
Et il n’est pas le seul y en a des milliers comme lui, certainement on a du en croiser un ou deux pendant notre vie peut être l’un d’eux est un ami à nous une connaissance, un mec avec qui on a flirté ou même avec qui on a couché.
Oui ce sont des gays une bonne partie d’entre eux en est convaincu et pourtant ils nous ont trahi, ils ont choisi l’autre camp pour diverses raisons.
Ces gays qui ont voté Nahdha.
Ne soyez pas choqués ils existent vraiment ils ont voté Nahdha, dans un exercice démocratique c’est leur droit le plus absolu de choisir le parti qui les intéresse et qui va avec ce qu’ils sont et ce qu’ils désirent.
Mais reste à savoir pour quoi ont-ils fait ça ? Pour quoi ce choix assez incongru ?
Pour commencer tout le monde n’assume pas ses penchants, et beaucoup d’entre nous vivent une crise identitaire aigue le seul refuge qu’ils ont trouvé c’est la religion et puisque Nahdha est le seul parti susceptible d’éradiquer le ‘’fléau’’ de l’homosexualité donc c’est le choix par excellence ainsi avec le peu de volante qu’ils ont et l’absence d’une réelle tentation ils pourront peut être  se forcer à caresser  avec dégout la chatte de leurs femmes pour le restant de leurs vies.
Si la première partie était poussé par une peur du jour du jugement dernier donc pour des raisons spirituelles religieuses, d’autres ont fait ce choix juste  par ce qu’ils sont trop con on peut les assimiler aux hétéros qui se bourrent la gueule chaque jour mais qui ont quand même voté Nahdha et là ça reste un grand mystère.
Le troisième groupe ce sont ces pseudo-révolutionnaire (à ne pas confondre avec ceux de la 25eme heure) c’est plutôt ces gens qui veulent libérer la Palestine et tout le tralala qui va avec, là aussi on va dire que tout comme le deuxième groupe on peut on trouver en version hétéro.
Le dernier groupe les plus dangereux (à mon sens) ce sont des gays avec une vie sexuelle épanouis peut être bien en couple qui sont convaincu de leur ‘’déviance’’ mais qui allient l’aspect religieux du premier groupe révolutionnaire du troisième groupe mais aussi le coté ambigu du deuxième et ce sont les plus dangereux ils lavent les cerveaux des autres essayent de les convaincre du bon fondement du choix de la Nahdha au religieux ils leurs expliquent qu’avec un régime islamique ils seront libres Dieu leurs pardonnera et ils seront guidés vers le droit chemin aux pseudo-révolutionnaire ils leurs font croire que tout est possible que dés demain on ‘’révolutionnera’’ le pays et le monde arabe aussi.
Pure foutaise tous ces gays là ont oublié que religion  (les interprétations courantes) et homosexualité ne font pas bon ménage et que jusqu’à nouvel ordre il n’y aura pas des ‘’Cheikh’’ en faveur de la religion (du moins des cheikh influents) chacun d’eux à chercher son propre bonheur pas plus.
Il est vrai que dans un exercice démocratique c’est normal que chacun cherche ce qui lui convient le plus mais on devrait apprendre à voir toute l’image et non pas une parcelle et surtout nous autres marginalisés, persécutés par la société.

Facettes

En arrivant chez moi j’avais hâte de noter toutes les sensations que j’avais éprouvé sauf qu’en ouvrant mon journal ma main s’est figé je n’arrivais pas à écrire le moindre mot, de l’intérieur je bouillonnais mais à l’extérieur j’étais glacial pour la première fois de ma vie je n’arrivais pas à m’exprimer c’est peut être l’alcool faut dire que j’en ai abusé hier.
Sauf que même saoul j’arrivais toujours à transcrire ce que j’avais sur le cœur, alors la musique trop d’électro peut être que mes circuits ont été bousillés ou peut être que les trois ou quartes roues que j’ai faites au parking ont chamboulé ma cervelle.
C’est plutôt  un blocage psychologique et non pas corporel, après tout à part quelques problèmes digestifs je me sens bien mais pour le moral la soirée fut vraiment chargée.
C’est le câlin que j’ai échangé avec cette adorable jeune femme j’ai trouvé ça très ….. et voilà les mots m’échappent encore.
En me concentrant j’arrivais à voir des flash de la soirée je me voyais tenant ma bière dansant sur la piste sauf que j’étais pas seul il était avec moi.
J’adore sons style de danser très similaire au mien : déhanches toi dans tous les sens…
Y avait plein de monde qui s’amusait mais moi je ne pouvais m’empêchais de le fixer il s’est approché de moi, m’a tenu par la ceinture je l’ai enlacé et nous avons dansé collé l’un à l’autre on avait oublié qu’on  était en Tunisie que les gens nous regardaient puis on s’est séparé pour un solo de folie.
Un ami passait à coté de moi, je lui ai demandé une clope et je me suis un peu éloigné de la piste, totalement en transe je me suis laissé aller par la musique une main frôlait mon torse et c’était encore lui.
Croyant qu’il voulait me parler je tendis mon oreille, il me tenait le visage par ses mains me tournait la tète et m’embrassait ce n’était pas un smack non plus un baiser bien baveux mais c’était suffisant.
Ce soir là il a découvert une nouvelle facette de moi une facette qui m’était inconnue il m’ l’a fait découvrir, une facette dont les sensations  ne peuvent être que vécu.

Libre

Sur la sublime voix de Nina Simone chantant ‘’Don’t smoke in Bed’’, il se réveilla, à coté de lui il dormait encore, la nuit fut éprouvante, et ils avaient chaque soir, ils se laissaient bercer par une playlist qui la voulaient différente.
Le réveil n’avait pas sonné alors il décida de le laisser dormir, il l’embrassa dans le cou et quitta le lit.
Dans la cuisine il alluma la radio, et prépara son petit déjeuner rapidement.
Vingt minutes plus tard devant son miroir il s’exerça pour obtenir enfin son sourire habituel, il n’appréciait  pas vraiment ce qu’il faisant mais il était convaincu que tous ces problèmes devraient restés enfui au fond de lui au boulot faut toujours garder le sourire, le moral et surtout être réactif.
Au volant de sa voiture, il s’étouffa, soudain il senti la voiture se rétrécir et son poids  l’écraser, ce fut sa première crise d’angoisse de la journée il en avait tellement l’habitude que ça ne l’affectait plus.
Son médecin avait insisté sur la nécessité d’un repos mais il s’en foutait   pour lui tout est question de volonté, il finira un jour par faire face à tous ces problèmes, il arrangera ces soucis de couple et mettra fin aux disputes nocturnes  qui l’éprouvait tant, il finira par dire non à l’esclavage dont il est victime au boulot, il se libérera de sa mère autoritaire  qui n’arrête pas d’exiger un petit fils, il arrêtera de sourire bêtement  pour laisser d’autres expressions tels que la colère qu’il laissera se déchainer face aux moqueries interminables de son collègue, du mépris envers l’hiérarchie, de la tristesse face à l’incompréhension de sa famille.
Le temps qu'il se réveille de sa profonde cogitation il était déjà en face d'un camion… il était enfin libre

مافهمتهمش

حترت و حار دليلي ضاقت بيا الدنيا راسي وجعني و النوم طار من عيني ... مافهمتهمش و عمري ماني بش نفهمهم مافهمتش كيفاش يخموا و كيفاش يتصرفوا كل ما تلقى واحد تقول هذا باهي ناس طيبة بمخوا و يعرف يتصرف يطلعلك بطلعة لا كانتلك لا عالبال و لاعالخاطر.... إلي مزال مايعرفش روحوا شنوة إلي حقة حقة خايف من دارهم و وقيت بش يعرس برا عاد كي اتطيح بواحد بابوروا زفر و هو يقلك "أنا صغيرة و منعرفشي'' أما اللي قالولهم اسكت هوما جماعة ''أنا عمري 27 سنة و توا شلقت بروحي'' لا يا بابا منيش بسي أنا بش نشوف العقد متاعك تي عفني حتى نحل مشاكلي الساعة  و خلي عاد ماتحكيش علي يبداهالك بوين عنا  بش نوصلوا .... يا ولدي نوصلوشي لبرج العامري إمشي معايا و برا سيب روحك شوية... أنا تقهرت قد ما حاولت نتبعهم و ما نجمتش .... حتى  كي عملت اللي مايتعملشي و قلت أتعس من هكة ما ثماش باقي خرجتلي حكاية مالحيط وقفتلي مخي بهمت اتسطكت تپلنتيت دورتها و و زنتها و خممت فيها و باقي مافهمتهاش هذاكا علاش شديت ر صاصي و قلت نكتب نعبر علي أنا حاسوا .... أما ستنى بلكشي أنا الغالط بلكشي أنا معقد و مانيش مفهوم بلكشي أنا مانيش كوول و نخمم كي العزايز الحكاية تشكشكت و دخلت بعضها و ولات أمك حورية بالزعرفان و أنا لتوا لا نجمت نعرف زعمة هوما... زعمة هو ... زعمة أنا

Regards


4h04 même la musique hypnotique  de Mono n’a pu rien faire 20heures déjà que j’ai les yeux ouverts et je n’arrive pas à dormir très fatigué pour me branler j’ai tout essayé regarder des séries des films écouter de la musique jouer à Sudoku mais en vain. Pourtant ma journée avait été assez fatigante réveil à 8h un petit café et un œuf dur, glandage sur facebook et MSN, train pour aller à Tunis puis métro…métro….métro.
Il est vrai que dans le métro j’ai vu l’homme au regard parlant qui n’arrêtait pas de me cirier je sais qui t’es je me rappel de toi je sais ce que t’es je sais ce que tu fais et avec qui tu le fais j’ai tout compris hier il fallait juste te serrer la main et tout était clair ça sautait aux yeux ça se voyait dans ta façon ferme et pressée de me saluer dans ta maladresse, la halte avec laquelle t’étais parti je sais tout j’ai tout compris et là tu es à ma merci tu n’as nulle part ou t’échapper et d’ailleurs personne ne t’aidera ils seront tous de mon coté et nous prendrions tous plaisir à te faire subir les mille et un supplice, son regard était comme une flèche de glace qui me transperçait   mais ma blessure ne saignait pas mon sang se figeait instantanément  il  me fixait sadiquement il prenait son pied à orchestrer ce lynchage publique   cette exécution. Le sang figé le corps glacé l’âme brulée, ce qui assouvirait tout désir de vengeance,  immobile n’ayant aucun moyen de me défendre je ne pouvais que me laisser faire ne pas débattre dans l’espoir d’une mort rapide, ou le coup de grâce.
Je ne voulais pas le confronter j’essayais de fuir son regard mais avec ses chaines il m’obligeait à voir le reflet de ma mise à mort dans ses yeux qui brillaient de mille feux.
Incapable de bouger le petit doigt d’émettre le moindre son je mourrais lentement silencieusement atrocement pendant que le métro s’enfonçait dans les entrailles de Tunis…