lundi 11 juin 2012

Ma Voix


Peut être que je n’ai plus rien à dire… pourtant je sens qu’au fond de moi je regorge encore de mots de phrases de sentiments à vous faire passer…. J’ai envie de crier ma colère ma haine… J’ai envie de me lamenter pleurer ma vie…. Ma vie triste qui a perdu tout gout tout sens…. Mais je ne les trouve plus… Je n’ai plus de mots… Peut être avais je épuisé mon capital ?.... Mais comment j’avais pourtant encore rien dis…. Ce fut un bref aperçu.
J’ai envie de vous parler de tous ceux que j’ai connu, tous ceux qui m’ont inspiré… mais à quoi ça servirait … j’ai quitté certains d’entre eux, d’autres m’ont quitté, d’autres sont encore là… mais seulement à but décoratif.
Tout va de travers je ne sais pas à quel moment j’ai chaviré du droit chemin mais tout ce que je sais c’est que je ne sais rien…. Je suis perdu dans un désert aride et aucun berger n’est passé depuis des mois maintenant.
Le vent chaud a asséché ma peau puis mes veines puis mon cœur, les grains de sables m’ont frappé de plein fouet et ce sont logés dans mes cellules les pétrifient et faisant de moi une statue de stable qui a cessé de mouvoir par peur de se décomposer et de se faire emporter dans les quatre coins du monde par ces rafales de vents sans merci….
Je siège dans ce désert, le jour et le nuit se succèdent, mais je ne bouge toujours pas, je ne parle même pas… j’ai envie de crier, pleurer mais je garde les quelques larmes qui me restent car je les veux des larmes des joies quand enfin une pluie diluvienne tombera et ce désert se transformera enfin en un jardin d’Eden alors les papillons  viendront enlever le sable qui m’entourent pour que ma voix puissent retentir.

dimanche 15 avril 2012

Léchouilles


Allongé sur ce vieux canapé, cachant son corps déjà dénudé par le sombré de sa petite chambre, tout en fixant des yeux la porte entrouverte laissant s'infiltrer la lumière du couloir.
Il guettait avec impatience son entrée fracassante, une entrée qui se voulait théâtrale, le bar était fermé depuis déjà une heure mais il n’était pas encore arrivé.
L’attente le plongea dans des réflexions profondes, il se rémora déjà leur première rencontre…
Rien de plus banal, un corps en manque d’exultation retrouvait un autre…
l’Eco de son cœur qui palpitait dominait le silence tyrannique, au point qu'il essaya de temps en temps de se couper le souffle pour arrêter ces battements qui l’empêche d'écouter les pas raisonnant depuis le hall du dortoir, le verre tomba de sa main et le whisky s'est écoulé sur sa jambe. Alors, perplexe et confus il lâcha le pendentif de son collier et s'est mis à lécher ses gouttelettes
Ces léchouilles rapides, et interrompu lui rappelé encore une autre fois leur première rencontre, la gêne qui s’est installé au début de leur rencontre,  le premier pas hésitant qu’il a du faire pour enfin le provoquer.
Hélas cette ambiance bonne enfant n’avait duré que quelques mois, leur rapprochement suscitait déjà la curiosité des étudiants à la fac, ils avaient même décidé de ne plus habiter la même chambre, et petit à petit les racontars  s’accumulaient au début rien de vraiment méchant on se posait juste la question de ce qui rapprochait ces deux mecs, pourtant fait pour se haïr.
Se haïr?...oui .après tout , chacun d'eux avait son style ,sa bande d'amis et ses intérêts; l'autre avait le look d'un intello avec ses cheveux lisses et dorés et ses lunettes de vue qui laissait à peine voir ses yeux bleus au couleur du débardeur de son uniforme cachant sa silhouette mince, sans oublier les gens cultivés qu'il fréquentaient pour parler de l'astrologie et des expériences scientifiques qu'il faisaient dans les clubs en écoutant des pièces de Mozart et Beethoven , alors que lui était le centre d'intérêt des filles avec son style de rockeur à travers les jackets et les bottes en cuir qu'il collectionnait ses cheveux noirs et frisés cachant un piercing au niveau du sourcil qu'il a fait lors d'une soirée passée dans un bar à jouer sur sa guitare électrique avec son groupe de musique. Cette soirée qui lui rappelait leur premier baiser, sa déclaration d'amour ou plutôt d'envie et  ces désirs acharnés.
Entendant un bruit devant la porte il s’immobilisa tête  entre, ses genoux, ses yeux noirs scintillaient, un sourire béat se dessinait sur ses lèvres laissant apparaitre ses dents blanches éclatantes, une décharge traversait tout son corps faisant palpiter son cœur puis elle  s’engouffrait dans la profondeur de son âme pour se métamorphoser en un soulèvement de sa verge.
Tel un fennec il dressa ses oreilles paraboliques et se concentra sur la petite voix, oui c’est bien la sienne, fredonnant leur chanson d’amour ‘’Electric Blue Eyes’’.
Une ombre s’approcha petit à petit, il devait réagir rapidement se dégager de cette position ridicule et se positionner de façon plus glamour, plus séductrice.
C'est là que un flash-back de leur première rencontre surgissait, c’était avec cette chanson qu'il termina sa performance dans le bar quand il s'est aperçu que pour la première fois on lui a volé la vedette un intello entouré par une meute de rockeurs et vieux routiers cherchant à apaiser leur pulsions les plus puériles, il interrompit repositionna son micro et   l’extirpa du regard rouge sang de ces bêtes féroces il  l’extirpa
Mais ses intentions n’étaient pas aussi louable qu’on pouvait le croire, derrière le bar il se jeta sur lui pour l’embrasser, calmant ainsi ce désir qui naquit dès le premier jour où ils avaient partagé la chambre…
La porte s’est ouverte brutalement et un corps gisait à l’entrée de la chambre, il lui manquait une chaussure, un pantalon déchiré une chemise blanche entaché par des taches rouges s’il ne fredonnait pas encore sa maudite chanson on aurait dit un cadavre.
Croyant que ce n’est qu’une mise en scène, il prenait un verre de whisky, ajouta quatre glaçons et se dirigea vers lui, s’agenouilla et murmura : « Allez, mon zombie boit ça, ça te soulagera… allez lèves toi, je regrette de t’avoir transmis mon talon d’acteur ».
Il le prenait ce corps entre ces bras, son cœur ne battait plus, il le serra  fort, la lumière du hall s’est éteinte, la voix a disparu…. Le rideau est tombé !

dimanche 8 avril 2012

Rêverie



Il ne passe pas un jour sans que je me remette en question, je me demande toujours si j’ai choisi la bonne voie, s’il y aura un futur à cette vie, mais ce futur comment serait-il ?
Je n’arrive pas à le voir, je n’arrive pas à le décrypter quelques années en amont j’avais toujours pensé que je me trouverais un job, épouserais une brunette grande de taille avec une belle chevelure se terminant à ras avec le tour de sa poitrine, je la séduirais par mon charme, ma  finesse l’intriguera et  quand je trouverais les mots d’amour je la demanderais en mariage d’une façon cérémoniale bien orchestré, éblouie, elle répondra oui.
A la mairie de la Marsa elle deviendra officiellement ma femme, tout le monde serait contenant, ma mère, sa mère, elle, moi…. Moi ? Non moi je ressentirais de la peur de l’angoisse et du dégout envers moi-même.
Moi je commencerais à me poser les mêmes questions que j’ai mis dans un grand placard, elles surgiront telles des bêtes féroces affamées sanguinaires, tel des lions sur une arène et moi un gladiateur désarmé, désemparé qui ne trouva aucune solution que de fuir.
Mais fuir où ?
Nul ne peut m’indiquer le droit chemin, nul ne peut m’aider, je suis seul et je resterais seul, je suis triste, je suis mélancolique, je suis un lâche, je suis faible, je suis pathétique.
J’ai renoncé à mon rêve, à ma brunette, je croyais avoir fait le bon choix mais voilà que le doute gagne du terrain, les échecs cumulés, les amourettes avortées, les faux pas succédés me rendent encore plus confus qu’avant et je ne sais plus quoi faire.
Si un jour j’ai renoncé à mon rêve aujourd’hui je renonce à rêver.

dimanche 11 mars 2012

Cinq Chapitres


Le premier,
Fut jadis adulé…
Des châteaux en Espagne il m’a fait visiter…
En son sérieux je croyais …
Mais par sa lâcheté je fus choqué ….
Quand sans dire un mot il me quittait ….
 L’oublier j’ai beaucoup essayé…
Et le jour où on l’a pratiqué…
Sur lui j’ai tiré un trait.

Le deuxième,
Est celui qui présente le plus de complications…
Mais je ne suis qu’une œuvre de sa collection…
Peut-être celle qui présente le plus de talent…
Puisque pour lui je fus une révélation…
Entre nous c’est inconditionnel et sans limitation…
Il est présent à tous les moments….
Le seul à supporter mon entêtement…
Envers lui je ressens comme un envoutement.

Le troisième,
C’est comme le covoiturage…
Tout est basé sur le partage…
Tu en fais bon usage…
Mais pas question d’accrochage…
Au début je croyais en un long voyage…
Mais ce n’était qu’un court métrage…
Avant moi il atteint le rivage…
Et j’ai du terminer seul à la nage.

Le quatrième,
Est celui qui jurait…
Que jamais il ne me toucherait….
Pourtant je l’attirais…
Certes je l’intéressais…
Certes ma compagnie il appréciait….
Mais de son Ex il me parlait…
Par son amitié intéressée ….
Mon oreille je lui prêtais.

Le cinquième,
Est tout simplement obsédé….
Le hasard nous a rassemblés…
Quatre mois pour se rencontrer…
Jusqu’à ce que le souffle lui soit coupé.

mardi 6 mars 2012

Reflet


Immobile dans son lit, il attendait depuis presque une demi-heure que le réveil sonne.
Ça ne lui arrive pas toujours d’être de bonne humeur au réveil, mais voilà qu’il attendait cette journée depuis quelques semaines.
La veille après le grand ménage chez lui, il décida de passer la nuit chez sa mère.
Il se faufila doucement à la cuisine lui prépara un petit déjeuneur impérial, soigna le décor des plates, et sorti rapidement cueillir une fleur du jardin, ouvrit la porte de sa chambre, la réveilla en douceur  l’embrassa sur le front.
Sa mère le regarda stupéfaite :
-Dis donc toi ! Toute cette affection et ce sentimentalisme dégoulinant, t’as pas fait de connerie j’espère ?!
-Mais non, mais non, un enfant ne peut pas faire preuve d’amour et de reconnaissance envers sa maman chérie ? Allez régales toi moi je dois partir j’ai beaucoup de choses à faire.
-Tu dors ici ce soir ?
Un sourire mesquin se dessina sur son visage et il répondit « Voyons ?! Ce soir…. »
Arrivé au supermarché il choisissait les articles avec un grand soin, achetait les fromages les plus raffinés et il avait beaucoup hésité à choisir entre un vin blanc ou un vin rouge, au final il acheta une bouteille de chaque.
Passage au fleuriste, où il a choisi par lui-même les fleurs et leur agencement au final en regardant son œuvre il s’est dit ‘’Oui c’est ce qu’il aime’’.
Retour à la maison pour l’étape la plus cruciale, préparer le diner, ça lui a demandé des mois de recherche et d’essai ou à chaque fois il améliorait sa recette pour un gout des plus exquis et pour assurer un véritable voyage des sens.
Ces préparatifs étaient émouvants pour lui, mais il essayait de retenir ses larmes pour ne pas gâcher cette journée qu’il voulait mémorable, en coupant l’oignon il laissait quelques larmes couler sur ses joues elles s’instillaient comme des diamants, chaudes comme des pierres volcaniques ce sont bien des larmes de joie…
Il essuya ses larmes chassait les mauvaises pensées, laissait un sourire se dessiner sur ses lèvres son cœur rempli de joie battait fort, à présent il sait qu’il ne sera plus jamais seul.
La décoration il la voulait sobre, une nappe blanche et des assiettes noires, des couverts en argent et deux chandeliers, cependant,  il ne pouvait se retenir d’ajouter des pétales de roses rouges « ça fera un peu cliché mais ce n’est pas grave »
Une petite douche pour se rafraichir, devant le miroir en train de se rhabiller il s’est dit « Je pense que je suis le premier homme à avoir fait ça…allez mon cœur il est temps pour passer à table, mais avant je vais mettre un peu de musique »
A table en face de lui un bel homme qui le fixait quelques secondes, prenait le temps de contempler ses lèvres roses et juteuses, ses dents blanches éclatantes, son long coup entouré d’une cravate noir satiné qui longeait  son torse pour s’arrêter à rat avec  sa ceinture.
Il prit la bouteille de vin, l’ouvrit en versa dans son verre et voyait en même temps le sien se remplir, et là Nina Simone commença à chanter ‘’You Don’t Know What Love is’’, alors il prit son verre se regardait encore une fois dans le miroir… « He’s the mirror reflection of me and I love myself,…oui Nina je ne sais pas ceque c’est que l’amour mais je le fête quand même. »



lundi 27 février 2012

Madame Poisse

Un vendredi soir, voulant assister  à une soirée déguisée spécial Madonna tous mes amis susceptibles d’assister à ce genre de soirée avaient des empêchements, le premier y aller avec des collègues du bureau et il n’en était même pas sure, le deuxième n’avait pas de bagnole, le troisième ne savait pas s’il y allait avec des amis ou en sa voiture le quatrième n’avait pas de sou et le dernier… il n’est pas fan de ce genre de soirée.
Un samedi matin, mal dormi, envie de pipi cependant à 8h30 déjà hors du lit et en plus j’étais en retard…quinze minute pour faire ma toilette, heureusement j’ai choisi mes vêtements la veille, mon nouveau Axe Instense pour sentir bon toute la journée, un parfum doux,  devant la porte je me dis « Ah merde j’ai oublié ma crème de visage »….
Enfin dans la rue, il fait beau, j’écoute de la bonne musique me  regardant dans le rétroviseur d’une voiture « Ralalala ce que je suis beau aujourd’hui ».
Arrivé au salon de thé  elle était déjà là Mlle G. un agréable début de journée comme d’habitude avec un bon petit déjeuneur et une excellente compagnie … deux heures plus tard c’est déjà fini je la raccompagne, 12h53 c’est encore tôt ’’Ze Rendez Vous’’ avec Mr 1m87  est à 15h, je décide alors de me dégourdir un peu les jambes.
Ah merde voilà le métro –court petit flocon de neige-….nous voilà à la station La République (Passage)  d’une voix indéchiffrable  le chauffeur nous annonce que c’est déjà le terminus.
Et là commence une longue décente aux enfers, pour commencer je tombe pile poil sur un contrôleur…. Non, non c’était un MOURAKEB (=Inspecteur) qui me demande mon SANAD (Ticket) –Je ne plagie personne mais c’est marrant sa façon de dire SANAD-… Bé évidement le petit flocon de neige n’en avait pas alors j’ai eu droit à un PV qui coute 25D –Normalement un avocat devrait m’apportait ça … Youpi- bref, j’ai continué mon chemin en essayant de trouver comment la société TransTu pourrait bien utiliser mes 25 D pour améliorer ses services.
13h30 reste encore une 1h30 avant ‘’Ze Rendez-Vous’’, bon je vais me reposer chez un ami, me rafraichir un peu et peut être bien enlevé cette veste, sauf qu’en arrivant chez lui je me suis rendu compte que je n’avais pas les clés de la maison…. Du coup j’ai décidé de faire un petit tour au centre-ville.
Evidement j’ai commencé par le Palmarium avec les têtes de cons qui sont juste devant, un petit tour dans le manège (les escaliers roulants), puis j’ai décidé d’aller essayer ceux de Central Park et enfin Claridge.
A l’avenue y avait de l’agitation plusieurs ‘’Baga’’ et des cercles de discussion, en bon citoyen concerné par la situation dans le pays je me suis approché pour voir ce qui se passe et j’ai entendu ça ‘’Je les connais vos cheikhs j’étais avec eux en prison ils vous lavent vos cervelles…’’ mais aussi ‘’Il a été pendant 18 ans en prison … ‘’ une odeur de ‘’KTANIA’’ ah j’ai faim où est le mec et de toute façon je me contre fous de la politique, en cherchant la bouffe je me suis retrouvé devant le Ministère de l’Intérieur…. KTANIA du Emilie Simon dans mes oreillettes et des gens qui crient le fameux ‘’Digage’’… Jolie folklore… tiens voilà les BOP, et comme par miracle tout le monde s’est mis à courir, moi aussi j’ai décidé de m’éloigner mais à petit pas après tout ça sert à rien de courir… près de la ‘’MONGUELA’’ (Place 14 Janvier) dégustant mes KTANIA saveur Lacymo  des touristes qui prenaient des photos –tiens ces événements vont relancer le tourisme en Tunisie-…
Il était déjà 14h55 je l’ai appelé : « Oui Allo, écoute y a une manif et c’est un peu le bordel ici on se voit un peu plus loin »
Une voiture grise, j’ouvre la portière et je monte …. Bon les bisous habituels  et dans ma tête je me dis –au moins il n’est pas si différent de la cam-
-Bon on fait un petit tour de voiture et je te ramène chez toi
-(Ah bon il va faire le chauffeur, bon ce n’est pas grave F il fait un 1m87 soit patient) mais je croyais qu’on allait boire  un café
-Au fait je ne suis pas trop café
(Ah c’est nouveau et bien recherché comme excuse je l’utiliserais à l’avenir… n’empêche c’est un sale con putain de bordel de merde !!!!)
-Bah ce n’est pas grave l’essentiel est de discuter …
… Silence… que j’ai décidé de rompre après quelques kilomètres
-Ah si t’avais vu la manif, c’est l’UGTT qui l’organise
Sauf que je n’ai pas eu tellement d’éco et on a fini par parler du foot – oui voilà deux gays qui parlent foot-
On a tout de même décidé de rester en contact mais YADHNOUBI j’en doute fort.
Arrivé chez moi j’ai appelé un ami, un petit tour en ville je lui ai raconté  ma journée on en a bien rigolé, on s’est payé la tête de ‘’Chui pas trop café’’.
18h j’étais déjà à la maison…. Tiens je vais me connecter …. Mais le chargeur de mon PC ne voulait plus fonctionner…. Et ce fut ainsi la fin d’une série de catastrophe.
La nuit dans mon lit « Ce n’est pas grave F demain est un autre jour » sauf que…..





















vendredi 24 février 2012

Nécropole

Nous allons tous disparaitre, par un claquement de doigt notre existence sera finie, une clarté obscure viendra prendre notre âme, et une attente six pieds sous terre commencera, une attente qui pourra durer  quelques mois quelques années ou même  quelques siècles.
Entre temps sur terre, personne ne se souviendra de moi, personne ne visitera ma tombe, une tombe fissurée par les racines des plantes dénudée par le vent qui la frappe de plein fouet.
Mais peut être que l’ange de la mort aurait pitié de mon âme et me ramènerait  un compagnon, un compagnon de cellule qui chassera cette solitude qui aspire mon âme il me racontera toute sa vie : son enfance, sa jeunesse, il me parlera de sa femme tant aimée de ses enfants qu’il chéri tant.
Je vivrais grâce à lui je vivrais sa vie, j’aurais enfin tout ce que j’ai désiré tout ce dont j’ai rêvé : la joie, la tristesse et même l’angoisse.
Je prêterais oreille à ses enfants quand ils le visiteront pour demander conseil, parler de leur vie de leur accomplissement.
Dans ce coffre froid et obscur nous partagerons tout mais surtout la chaleur humaine pour que main dans la main nous traversons le tunnel vers la lumière.